Maïs: sécuriser l'implantation & la nutrition des cultures

Entre effets récurrents du changement climatique et une hausse encore drastique des prix des intrants, l'itinéraire de fertilisation en maïs nécessite une adaptation permanente des stratégies. Il s'agit d'établir des peuplements robustes et homogènes en couvrant les besoins nutritionnels de la culture de plus en plus tôt pour stabiliser le niveau de rendement et la rentabilité.

Pourquoi le maïs est-il exigeant d’un point de vue nutritionnel ? 

Au stade de jeune plant (environ 4-8 feuilles), le potentiel de rendement maximal est déterminé lors de la mise en place de l'épi. À ce stade, la disponibilité rapide et précoce des nutriments est donc cruciale pour la plante.  
D’un point de vue climatique, la température du sol est généralement inférieure à 15°C dans de nombreuses régions d'Europe et on observe souvent une alternance de températures chaudes et froides. Cela rend l'absorption des éléments nutritifs encore plus difficile, d'autant plus qu'à ce stade, le système racinaire du maïs n'est que très peu développé, et a donc une capacité d'absorption très limitée. 

Ces facteurs environnementaux freinent donc la capacité de nutrition de la plante :  

  • Pas de minéralisation et donc pratiquement pas de disponibilité d'éléments nutritifs dans le sol ; ceux issus de la fertilisation organique n'ont qu'un effet limité.  

  • La fertilisation en profondeur ne peut pas encore agir, car l’apport n'est exploité par la plante que de manière limitée en raison d’un système racinaire seulement émergent.  

Les besoins en nutriments du maïs évoluent ensuite fortement tout au long de son développement, tout comme les paramètres de disponibilité et d’absorption des nutriments.  

  • Durant la phase végétative, l’azote et le phosphore sont déterminants pour maintenir un approvisionnement efficace en éléments nutritifs de la semence puis du système racinaire. Rapporté au volume de matière sèche, c’est à ce moment précis que les besoins en N et P sont les plus importants alors même que les capacités d’absorption sont les plus faibles.  

  • Après la phase végétative, les besoins en azote et en phosphore augmentent jusqu’à la floraison. Pour exemple, l’azote est essentiel pour la production de biomasse. Son absorption est importante entre le stade 8-10 feuilles et le stade brunissement des soies, elle est maximale à la floraison. À ce stade, le dépôt d'engrais sous le rang est déjà pleinement exploité et le sol se réchauffe de plus en plus. La minéralisation et l'apport en nutriments du sol ou des engrais organiques augmentent également de manière continue. Dans certaines régions, un apport de lisier est réalisé sur la base des doses maximales journalières afin de sécuriser l’approvisionnement de la plante en nutriments durant cette phase. 

  • Les oligoéléments ont aussi un rôle important dans le développement du maïs, mais sont absorbés à des quantités très faibles : de l’ordre de 1 kg/ha de manganèse par exemple (tableau – source:Arvalis). Cependant, s’ils viennent à manquer, cela devient alors un facteur limitant pour la croissance et la production de la culture. 

Essai en maïs (article complet)           

La suite de l'article s'intéresse aux itinéraires de fertilisation au semis et aux solutions techniques déclinées au sein de la gamme de semoirs de précision Horsch Maestro. 

Découvrez un bref aperçu des solutions disponibles suur la gamme de semoirs de précision Maestro via la foire aux questions ci-dessous.

 

FAQ          

  1. Je souhaite apporter de l'engrais starter solide au semis de maïs, quel type d'équipement est-il configurable sur un semoir HORSCH Maestro  ?
    • Sur les modèles traînés de grande largeur Maestro CV/CX et SV/SX, il est possible d’opter pour la trémie microgranulé centralisée et pressurisée de grande capacité. 
    • Sur les gammes traînées Maestro CV / CX, Maestro 12 TX et les versions portées Maestro 6-7 TV/TX, Maestro RV/RX et Maestro AX, le microgranulateur peut être équipé en option juste derrière la trémie de semence, et dispose d'une capacité de 18 litres. 
    • Sur les gammes portés Maestro 6-7 TV/TX, Maestro RV/RX et Maestro AX, le produit microgranulé peut être dosé par la cuve frontale Partner FT lorsque le semoir monograine y est associé.
       
  2. Je souhaite opter pour une application d’engrais starter sous forme liquide, quel modèle Maestro permettait-il de réaliser ce type d'apport
    • Sur la gamme Maestro SV L/SX L, une trémie d'engrais liquide est équipée de série. Les machines disposent d'une trémie centralisée pour la semence et d'une cuve à engrais liquide, dont la distribution est assurée par une pompe centrifuge. 
    • Sur la gamme Maestro SV/SX, une cuve spécifique à l’engrais liquide de 800 litres peut être équipée.
    • Pour les autres modèles Maestro portés, la cuve frontale Leeb CT permet ainsi de réaliser une application de produits liquides combinée à l’apport d’engrais solide. 
       
  3. Je souhaite effectuer un apport conventionnel localisé en profondeur couvrant les besoins de la culture sur la durée; quel système peut-il être équipé?
    • Sur les gammes portées Maestro RV/RX, TV/TX et AX, le système de cuve pressurisée frontale Partner FT est disponible pour des volumes de 1700 à 2500 litres, en version simple, doubles ou triples cuves afin de couvrir un large spectre d’application et de gérer efficacement le dosage précis et indépendant de différents produits à différents points de localisation sur le Maestro. 
    • Pour la gamme de semoir porté à interrang variable Maestro 6 et 7 TX/TV ainsi que pour le dernier né des semoirs compacts avec châssis rigide ou châssis télescopique simple Maestro AX, l’apport d’engrais au semis est rendu possible aussi grâce à l’ajout d’une cuve à engrais optionnelle d’une capacité respective de 1 300 litres (Maestro TV/TX) et de 1 100 litres (Maestro AX). 
    • Les trémies centralisées à engrais  disponible sur les modèles de Maestro traînés CV/CX, SV/SX, TX permettent d’acheminer différents types d’engrais tout en gagnant en force de frappe pour travailler dans des fenêtres de travail optimales

 

Sources:

https://www.arvalis.fr/infos-techniques/reconnaitre-les-carences-et-intoxications 

https://terra.horsch.com/fr/numero-28-2024/actualites/quand-le-mais-a-t-il-besoin-de-nutriments 

https://fiches.arvalis-infos.fr/fiche_accident/fiches_accidents.php?mode=fa&type_cul=3&type_acc=1&id_acc=97 

https://fiches.arvalis-infos.fr/fiche_accident/fiches_accidents.php?mode=fa&type_cul=3&type_acc=1&id_acc=101