Entre effets récurrents du changement climatique et une hausse encore drastique des prix des intrants, l'itinéraire de fertilisation en maïs nécessite une adaptation permanente des stratégies. Il s'agit d'établir des peuplements robustes et homogènes en couvrant les besoins nutritionnels de la culture de plus en plus tôt pour stabiliser le niveau de rendement et la rentabilité.
Au stade de jeune plant (environ 4-8 feuilles), le potentiel de rendement maximal est déterminé lors de la mise en place de l'épi. À ce stade, la disponibilité rapide et précoce des nutriments est donc cruciale pour la plante.
D’un point de vue climatique, la température du sol est généralement inférieure à 15°C dans de nombreuses régions d'Europe et on observe souvent une alternance de températures chaudes et froides. Cela rend l'absorption des éléments nutritifs encore plus difficile, d'autant plus qu'à ce stade, le système racinaire du maïs n'est que très peu développé, et a donc une capacité d'absorption très limitée.
Ces facteurs environnementaux freinent donc la capacité de nutrition de la plante :
Pas de minéralisation et donc pratiquement pas de disponibilité d'éléments nutritifs dans le sol ; ceux issus de la fertilisation organique n'ont qu'un effet limité.
La fertilisation en profondeur ne peut pas encore agir, car l’apport n'est exploité par la plante que de manière limitée en raison d’un système racinaire seulement émergent.
Les besoins en nutriments du maïs évoluent ensuite fortement tout au long de son développement, tout comme les paramètres de disponibilité et d’absorption des nutriments.
Durant la phase végétative, l’azote et le phosphore sont déterminants pour maintenir un approvisionnement efficace en éléments nutritifs de la semence puis du système racinaire. Rapporté au volume de matière sèche, c’est à ce moment précis que les besoins en N et P sont les plus importants alors même que les capacités d’absorption sont les plus faibles.
Après la phase végétative, les besoins en azote et en phosphore augmentent jusqu’à la floraison. Pour exemple, l’azote est essentiel pour la production de biomasse. Son absorption est importante entre le stade 8-10 feuilles et le stade brunissement des soies, elle est maximale à la floraison. À ce stade, le dépôt d'engrais sous le rang est déjà pleinement exploité et le sol se réchauffe de plus en plus. La minéralisation et l'apport en nutriments du sol ou des engrais organiques augmentent également de manière continue. Dans certaines régions, un apport de lisier est réalisé sur la base des doses maximales journalières afin de sécuriser l’approvisionnement de la plante en nutriments durant cette phase.
Les oligoéléments ont aussi un rôle important dans le développement du maïs, mais sont absorbés à des quantités très faibles : de l’ordre de 1 kg/ha de manganèse par exemple (tableau – source:Arvalis). Cependant, s’ils viennent à manquer, cela devient alors un facteur limitant pour la croissance et la production de la culture.
Essai en maïs (article complet)
La suite de l'article s'intéresse aux itinéraires de fertilisation au semis et aux solutions techniques déclinées au sein de la gamme de semoirs de précision Horsch Maestro.
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Sources:
https://www.arvalis.fr/infos-techniques/reconnaitre-les-carences-et-intoxications
https://terra.horsch.com/fr/numero-28-2024/actualites/quand-le-mais-a-t-il-besoin-de-nutriments